Le « Jeu » développe le « Je », en êtes-vous conscient ?

Plusieurs médecins, pédagogues, pédopsychiatres, éducateurs, chercheurs … ont avancé dans des travaux allant dans ce sens, et c’est logique ! Mais est-ce que le parent consommateur en est vraiment conscient lorsqu’il devrait être consom-acteur ?

« Un enfant qui ne joue pas n’est pas un enfant, mais l’homme qui ne joue pas a perdu à jamais l’enfant qui vivait en lui et qui va lui manquer terriblement ».

Pablo Néruda

Un peu d’histoire.

Le jeu est universel et classé dans les droits des enfants. On retrouve des traces de jeux depuis la préhistoire en passant par les Etrusques, l’antiquité, les Romains, l’Egypte antique, la Chine, les Aztèques, … Le jeu représente un aspect crucial du développement physique, intellectuel et social de l’enfant et il doit faire partie intégrale de l’éducation des plus jeunes.

Plusieurs pédagogues connus ont avancé des méthodes ou des préconisations en connaissance de cause, dont voici un échantillon :

Célestin et Elise Freinet, enseignants Français, élaborent une technique et non une méthode, fondée sur l’expression libre des enfants en milieu d’apprentissage scolaire (texte libre, dessin libre, correspondance, … etc).

Rudolf Steiner-Waldorf, philosophe et occultiste Autrichien, est à l’initiative d’un mouvement pédagogique fondé sur les conceptions éducatives qui s’appuient sur l’anthroposophie.

Maria Montessori, médecin puis pédagogue Italienne, elle développe une pédagogie qui repose sur l’éducation sensorielle et kinesthésique de l’enfant.

Le jeu est une activité spontanée, d’imitation, amusante, gratifiante ou respectant scrupuleusement des règles, mais offre toujours de nombreux bénéfices que l’on peut sectoriser selon les résultats attendus :

Educatifs : développer des habiletés dans l’apprentissage (scolaire, analyse, enchaînement, …).

Cognitifs : encourage les enfants à apprendre, imaginer ou résoudre des problèmes (mémoriser, stratégie, reproduire, …).

Sociaux : se socialiser avec d’autres enfants, comprendre, communiquer ou se confronter aux autres (ne plus être le centre de son environnement).

Thérapeutiques : pour s’exprimer, se calmer, se concentrer … dans la vie courante sur des problèmes comme le stress négatif, une situation traumatisante … etc.

Les enfants des pays développés vivent des rythmes aux horaires chargés, avec des attentes de performances qui ne sont pas toujours à l’échelle de leurs capacités ou de leurs besoins. L’enfant a besoin de découvrir par lui-même au travers du jeu libre et découvrir ses limites au travers du jeu dirigé.

L’adulte doit s’assurer de donner le temps nécessaire
afin que l’enfant découvre les joies et le bénéfice du JEU